Dahab, la campagne au milieu des gratte-ciel

Le Caire, son urbanisation chaotique, sa pollution… et ses champs. En plein cœur de la mégalopole égyptienne, le temps s’écoule lentement sur une île au milieu du fleuve, Dahab (or en arabe), restée entièrement agricole.

Imperturbables, les paysans labourent la terre et font paître leurs vaches, à l’ombre d’une passerelle d’autoroute à six voies qui s’appuie sur Dahab pour enjamber le Nil. Depuis plusieurs années, des investisseurs immobiliers tentent de convaincre le gouvernement égyptien de leur céder des parcelles de l’île pour construire des hôtels de luxe. Mais les habitants de Dahab, comme ceux du fameux village gaulois, résistent encore et toujours à l’envahisseur…

La photographe Pauline Beugnies a mené un travail de plusieurs mois auprès de familles de Dahab. Elle nous livre quelques images. Un porto-folio complet de ce travail est visible sur son site :

www.paulinebeugnies.com

Environ 20 000 fellahs (paysans) vivent sur l’île de Dahab. Awatif, la femme la plus âgée de la famille, récolte les oignons avec quelques enfants. Derrière eux, le minaret d’une des cinq mosquées de l’île.

La felouque est le seul moyen de transport pour accéder à l’île.

L’Etat égyptien, qui possède la majorité des terres de Dahab, n’est pas présent sur l’île. On n’y trouve ni école, ni clinique, ni poste de police. Seulement des mosquées et une église copte.

Pas une seule voiture sur l’île, on se déplace ici à pied ou à dos d’âne.

Repas de famille dans la maison d’Awatif, une paysanne de Dahab. Elle vit avec sa famille dans un immeuble de quatre étages. Ses deux fils, Saïd et Ahmed, ont chacun emménagé avec leur femme dans un appartement de l’immeuble. Awatif et son mari vivent au quatrième étage avec Sarah et Heba, leurs deux dernières filles, dans un espace toujours en construction, ou des morceaux de carton servent de toit.

Sarah, la dernière des neuf enfants d’Awatif, montre à son oncle des images sur son téléphone portable.

Nahla, fille de paysans de l’île, va se marier avec un jeune homme « du Caire ». Elle danse dans sa rue lors de la nuit du henné, au cours de laquelle on célèbre la future mariée. Cette soirée précède le mariage et le départ de Nahla de l’île.

Le trousseau de Nahla. Ses amis et sa famille l’aident a transporter toutes ces affaires dans son nouvel appartement, au Caire.

Un bateau chargé du trousseau de Nahla quitte l’île dans une ambiance festive.

Le mariage de Nahla.

Épicier sous la photo de Baba Shenouda, le « pape » de l’Église copte d’Egypte. Chrétiens et musulmans cohabitent de manière plutôt harmonieuse à Dahab.

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2 réponses à “Dahab, la campagne au milieu des gratte-ciel

  1. Le monde de Sergio

    Bravo, les commentaires sont concis et décrivent bien la réalité des paysans menacés par l’urbanisme galopant. Votre reportage montre également la vie, la foix en l’avenir malgré je m’en doute d’énormes difficultés. Il y a par ailleurs de très belles images qui sont spontanées indiquant une confiance complice entre les sujets et la photographe. Sergio

  2. Simple,concis,précis,tout simplement bien fait!Bravo,j’ai comme un petit arrière goût de « on en voudrait encore!!! » =) A+,Oli

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